Dehors, une limousine blanche étinclante attendait.” Aatou Balbuit. “Monsieur, je ne comprends pas. Il sourit enfin. Vrai sourire. Monte ! À l’intérieur, luxe absolu. Il retira son capuchon, redressa les époules, perdit sa boîterie. En quelques secondes, il devint fort, confiant. Je m’appelle Ibrahima et je ne suis pas celui que tu crois.
Le cœur d’atou s’accéléra. Que voulez-vous dire ? Il se penchave, je suis venu dans la maison de ton oncle pour une raison précise, à Isatou. Une raison qui n’avait rien à voir avec l’amour au début. Cette révélation allait tout bouleverser. Ce qu’elle ignorait encore, c’était que le passé donc le Moussa cachait une trahison qui avait détruit une famille entière.
Cette décision allait changer sa vie à jamais. Tante Fatou avait vu juste sur un point. Tout pouvait mal tourner très vite. Mais ce qu’elle ignorait encore, c’était que la chute qu’elle espérait pour Haïatou allait se transformer en renaissance. Dans la limousine qui filait vers Bonano, le quartier chic de Douala où les villas rivalisaient de hauteur et de lumière, Aïatou sentait son monde basculer une seconde fois.
Ibrahima, l’homme qu’elle venait d’épouser sans vraiment le connaître, venait de lui révéler qu’il n’était ni mendiant ni fou. Il était venu pour une vengeance ancienne et pourtant au milieu de cette vérité brutale, il y avait une lueur inattendue. Il l’avait choisi elle pour la sortir de l’enfer. Une raison qui n’avait rien à voir avec l’amour au début, répéta Aatou, la voix tremblante.
Alors pourquoi moi ? Ibrahima la regarda droit dans les yeux sans détour. Parce que j’ai testé ta famille. Je me suis fait passer pour un mendiant, pour un pauvre air boîteux pour voir comment il traiteraient quelqu’un qu’il croyait inférieur. J’ai tout vu à Isatou. leur méchanceté, leur arrogance, leur absence totale de cœur.
Mais toi, toi, tu m’as donné de l’eau. Tu m’as offert du pain quand il me chassait. Tu m’as parlé avec respect. Personne d’autre dans cette maison ne l’a fait. C’est à ce moment-là que j’ai décidé. Tu ne resterais pas là. Une minute de plus. Aatou baissa les yeux. Les souvenirs affluaient. Ce jour où un mendiant s’était présenté à la grille, tant Fatou avait crié “Dégage !” Fatima lui avait jeté un saamait ri. Mais elle, Aissatou, avait eu pitié.
Elle avait glissé un morceau de pain et un verre d’eau à travers la grille en murmurant “Que Dieu te protège”. Elle n’avait jamais imaginé que cet homme était Ibrahima. La limousine s’arrêta devant un portail monumental. Derrière, un manoir blanc ou bordure bleue s’élevait sur trois étages entouré de jardins impeccables, de fontaines et de palmiers illuminés.
Aatou resta sans voie. Ça ressemblait à un rêve volé d’un magazine que ses cousines feuilletaient en riant. “C’est ma maison !” dit Ibrahima doucement. Et maintenant, c’est la tienne. Tatah, la gouvernante en uniforme bleue les accueillit avec un sourire chaleureux. Bienvenue, madame. Venez, vous devez être épuisé. Aatou entra dans un hall immense.
Lustre en cristal, sol en marbre qui brillait comme un miroir. Escalier courbé recouvert d’un tapis rouge profond. Tatahawa la guida jusqu’à une chambre au premier étage. Quand les portes doubles s’ouvrirent, Aatou s’arrêtait net. Un lit immense aux draps blancs immaculés, une coiffeuse avec un miroir géant, une garde-robe pleine de vêtements neufs, tous à sa taille, des rideaux bleus lourds, un balcon donnant sur le jardin.
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