Le Prix de l’Ombre : Il a tout obtenu grâce à elle, et c’est elle qu’ils ont exigée en retour

” Darel quitta la maison de Lissou. Une fois rentré, il ouvrit un nouveau compte bancaire. Le lendemain, au réveil, il sentit immédiatement que quelque chose clochait. Il glissa la main sous l’oreiller et la trouva. Une liace de billet. Il ne réfléchit pas. Il prit un sachet plastique, il glissa l’alliace de billet et marcha jusqu’à un marché animé, s’approcha d’une bouche d’égût et laissa tomber l’argent dedans.

Un vendeur l’interpella. “Chef, tu viens de perdre quelque chose là ?” Darel le regarda et répondit : “C’est juste un sachet d’ordure.” Il sourit faussement et s’éloigna. À 3h47 du matin, son téléphone vibra. Il n’avait pas entendu de notification depuis des jours. Mais là, une avalanche virement reçue, son solde affichait un montant irréel, plus d’argent qu’il n’en avait jamais imaginé en une seule fois.

Ses mains tremblaient, il ria. Le lendemain, il s’habilla, sortit et dépensa. Et pendant quelques heures, il se sentit vivant. Quand l’argent commença à entrer, Darel ne changea pas radicalement pour entretenir l’illusion. Il envoyait de l’argent à sa sœur. Pas beaucoup, juste ce qu’il fallait.

Un petit transfert par mois avec un mot court, juste le nécessaire pour qu’elle ne pose pas de questions, pour qu’elle pense qu’il se débrouille bien, mais pas au point de susciter le doute. Un an plus tard, alors que Darel savourait un rare moment de calme dans un restaurant discret, il sentit une présence d’abord imperceptible, puis net, comme si quelqu’un venait d’aspirer l’air autour de lui.

Il leva les yeux, elle était là, une femme qu’il ne reconnaît pas. Elle s’arrêta devant lui. Bonjour, Darelle. Il sursauta. “On se connaît ?” demanda-t-il. Elle sourit. “Bien sûr que non.” Elle s’assit sans y être invitée. “Tu vis bien ? Tu as été béni ou bien ?” Il ne répondit pas. Elle enchaîna. Je suis venu vérifier. Rien de plus. Vérifier quoi ? Que tu n’as pas oublié de remercier ? Et de rendre ? Un frisson glacial parcourut sa colonne.

Je je ne comprends pas. Elle rit. Personne ne comprend. Jusqu’à ce qu’on frappe à leur cercueil. Mais toi, tu es plus intelligent que les autres. Elle sortit une petite boîte noire, la posa sur la table puis se leva. Ce n’est pas un avertissement, c’est une continuité. Attendez, qui êtes-vous ? Elle se pencha lentement et murmura à son oreille : “Je suis celle qui vient après l’argent.

” Puis elle se retourna et disparut. Darel ouvrit la boîte. Dedans, un ongle humain, frais, encore taché de sang et un papier roulé sur lequel il est écrit : “Donne un nom où le tien sera repris.” Cette nuit-là, il ne dormit pas. Il se mit à genoux, posa son front contre le sol et pleura de toutes ses forces.

Il hésita pendant des heures. Il se tourna dans son lit, il ouvrit la boîte, referma, la rouvrit. Darel ne sortait plus. Il ne voulait sacrifier personne. Mais désormais, il le savait. Il n’avait plus le choix. C’est ce jour-là que Gislen sa petite amie, se pointa chez lui. Il l’avait oublié ou plutôt, il avait tenté de la tenir à distance.

Une femme douce. trop vivante pour son monde devenu glacé. Elle l’aimait encore. Elle s’inquiétait et ce matin-là, sans prévenir, elle s’était présenté. “Tarelle !” chuchota-t-elle, les yeux plissés. Il força un sourire. Elle avança lentement. “Pourquoi tu ne répondais pas à mes appels ?” Il détourna les yeux. “J’étais fatigué.

J’ai eu une période chargée. Rien de grave.” Elle le fixa longuement. “Tu vas bien ?” Il hocha la tête, mais ses gestes étaient raides. Son regard fuyant. Guislen posa sa paume suras. Il sursauta. Tu trembles, Darelle, dis-moi la vérité. Il inspira longtemps, puis articula sans force. Tout va bien. J’ai juste besoin d’un peu de repos.

Elle frissonna. Tu as changé, souffla-t-elle. Non, répondit-il. C’est le monde autour de moi qui s’est modifié. Elle resta encore quelques secondes figée dans ce silence poisseux puis murmura. Si un jour tu veux parler vraiment, je suis là. Il hocha la tête, mais il savait. Il ne la reverrait peut-être plus jamais.

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