Dans une vallée oubliée entre les montagnes, il existait un village où personne ne pouvait mentir.
Chaque fois qu’un habitant prononçait un mensonge, une marque noire apparaissait sur sa peau.
Au début, ce n’était qu’un petit point.
Mais plus les mensonges grandissaient, plus la marque s’étendait.
Avec les années, certains habitants avaient le bras entièrement noirci.
D’autres cachaient leur visage sous des tissus.
On disait que le village avait été maudit autrefois par une femme trahie.
Et depuis ce jour, la vérité poursuivait chaque être humain comme une ombre.
Au milieu de ce village vivait Lina, une jeune fille de seize ans.
Contrairement aux autres, sa peau était parfaitement intacte.
Aucune marque.
Pas une seule.
Les gens l’admiraient.
Certains la craignaient.
Parce qu’une personne incapable de mentir semblait presque inhumaine.
Mais Lina portait un secret plus lourd que tous les mensonges du village.
Chaque nuit, elle entendait une voix venant de la forêt.
Une voix douce.
Une voix qui répétait toujours la même phrase :
« La vérité n’est pas toujours la lumière. »
Au début, elle avait cru rêver.
Puis les murmures devinrent plus forts.
Alors, une nuit d’hiver, Lina décida de suivre la voix.
Elle traversa les ruelles silencieuses et entra dans la forêt interdite.
Les arbres semblaient immenses sous la lune.
Le vent faisait bouger les branches comme des mains vivantes.
Au cœur de la forêt, elle découvrit une maison abandonnée.
Une lumière brillait pourtant derrière les fenêtres.
Lina poussa la porte.
À l’intérieur se trouvait une vieille femme assise devant un feu.
— Je t’attendais, dit-elle.
Lina recula.
— Qui êtes-vous ?
La vieille femme sourit.
— Celle qui a créé la malédiction.
Le silence tomba.
Le feu crépitait doucement.
— Pourquoi avoir fait ça ? demanda Lina.
Le regard de la vieille femme devint triste.—
Pour continuer à lire, cliquez sur ( Suivante 》) ci-dessous !